Les 10 îles les plus dangereuses à visiter

De nos jours, tant qu’on a un peu de temps et de l’argent, il nous semble presque impossible de résister à l’envie de parcourir la planète, notamment les endroits reculés et méconnus. Avec des plages spectaculaires et des eaux turquoise, les îles désertes sont particulièrement des destinations de choix pour des vacances agréables au soleil. Pourtant, malgré leur beauté apparente, certaines d’entre elles dissimulent de grandes menaces, au point que s’y aventurer serait une très mauvaise idée. Qu’ils soient contaminés, hantés ou tout simplement protégés par des autochtones hostiles ou par Mère Nature, ces lieux paradisiaques peuvent rapidement devenir notre pire cauchemar. Nous avons dressé la liste des 10 îles les plus dangereuses au monde, où il convient de ne surtout pas faire un tour.

L’île de Queimada Grande (Brésil)

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L’île de Queimada Grande est située à 35 kilomètres au large de São Paulo, au Brésil. À première vue, elle peut sembler charmante avec ses plages de sable fin, ses falaises lisses et ses vastes forêts tropicales. Et pourtant, elle abrite une colonie de 2 000 à 4 000 cobras jaunes (ou jararaca-ilhoa) extrêmement venimeux. Leur venin a la capacité de tuer en moins d’une heure et de nombreuses légendes circulent sur le destin effroyable de tous ceux qui ont eu le malheur d’échouer sur ces rives inhospitalières. Il y a tant de serpents à Queimada Grande qu’on en dénombre un par mètre carré à certains endroits – ce qui en fait la plus forte densité au monde. L’île est bien sûr fermée au public, et seuls un groupe restreint de chercheurs de l’Institut Butantan d’herpétologie ainsi que la marine brésilienne – qui assure l’entretien du phare – ont l’autorisation de s’y rendre.

L’île de Ramree (Birmanie)

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La Birmanie est une destination de choix en Asie du Sud-Est. Entre Rangoon, sa capitale cosmopolite, au mythique lac Inle en passant par la plaine de Bagan parcourue de stupas et de pagodes, elle promet un total dépaysement. Il y a tout de même un lieu à éviter absolument dans ce joli pays : l’île de Ramree. Située sur la côte occidentale birmane, elle est recouverte de mangroves où se cachent de redoutables crocodiles marins. En 1945, lors de la bataille de Ramree, un groupe de 1 000 soldats japonais se sont engouffré dans les marécages afin de fuir les troupes britanniques. Seuls 20 d’entre eux ont survécu, les autres ayant péri dévorés par les sauriens. Ce terrible incident est aujourd’hui inscrit dans le livre Guinness des records comme la plus grande attaque de crocodiles de tous les temps.

Great Isaac Cay (Bahamas)

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Great Isaac Cay est un îlot niché à l’extrémité nord de l’archipel de Bimini, aux Bahamas. Elle abrite un phare de 46 m de haut, érigée en 1859 pour guider les navires dans le triangle des Bermudes. Pendant près d’un siècle, des gardiens se sont relayés pour assurer son entretien jusqu’à ce que deux d’entre eux disparaissent mystérieusement le 4 août 1969. Sont-ils partis d’eux-mêmes, ou ont-ils été victimes de la malédiction frappant cette zone ? On ne le saura jamais, mais l’hypothèse la plus probable est qu’ils ont été emportés par un ouragan. Depuis, le phare a été automatisé. Pour ajouter à cette histoire lugubre, une légende raconte qu’au XIXe siècle, un bateau aurait fait naufrage sur l’île avec un bébé pour seul survivant. Depuis, la mère, surnommée « la Dame grise », hante l’île les soirs de pleine lune en se lamentant sur son enfant perdu.

L’île de North Sentinel (Inde)

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L’île de North Sentinel fait partie de l’archipel des Andaman, situé dans le golfe du Bengale. Elle est habitée depuis près de 50 000 ans par les « Sentinelles », une peuplade de chasseurs-cueilleurs composé d’environ 150 âmes qui rejette violemment tout contact avec le monde extérieur. De ce fait, ils n’hésitent pas à attaquer tous ceux qui tentent d’accoster sur l’île. L’Inde interdit d’ailleurs formellement de s’en approcher à moins de 5 kilomètres pour éviter d’exposer les autochtones à des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés, en raison de leur isolement. Cette mise en garde est parfois bravée par des voyageurs (trop) téméraires, comme John Allen Chau, un missionnaire américain de 27 ans, qui a été tué par une rafale de flèches le 16 novembre dernier alors qu’il venait d’atteindre le rivage.

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L’île Poveglia (Italie)

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Poveglia est une petite île située dans la lagune de Venise. À première vue, elle présente un charme rustique avec sa végétation foisonnante, son campanile et ses vieux bâtiments en ruines. Pourtant, son histoire jalonnée de drames en fait l’un des endroits les plus hantés au monde. En effet, au XIVe siècle, des malades de la peste y furent exilés de force, brûlés vifs sur des bûchers et enterrés dans les fosses communes. Puis, en 1922, un médecin décida d’y ouvrir un asile psychiatrique. Les rumeurs racontent qu’il se livrait à des expériences monstrueuses sur ses patients qui croyaient entendre des voix provenant des murs. Il fut lui aussi tourmenté par des esprits et terrorisé, il finit par se jeter du haut du campanile. L’établissement ferma définitivement en 1968. De nos jours, on raconte que le clocher continue à sonner à certaines heures et que les fantômes des suppliciés errent encore en ces lieux maudits.

L’île Gruinard (Royaume-Uni)

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L’île Gruinard est située sur la côte ouest de l’Écosse. Elle est sillonnée de plages de sable rose, de plaines recouvertes de bruyères, de petits ruisseaux et de montagnes rocailleuses. En 1942, elle a servi de test grandeur nature à l’armée britannique en prévision d’une guerre bactériologique contre l’Allemagne nazie. Une bombe renfermant de l’anthrax a été lâchée sur l’île, décimant en à peine trois jours les 60 moutons qui y avaient placés à cet effet. De ce fait, les lieux sont restés en quarantaine jusqu’en 1986, où le gouvernement a organisé une vaste opération de décontamination à base de formol. Si l’île est considérée comme ne présentant plus de danger, elle reste inhabitée à ce jour. Une aubaine pour les moutons et les lapins sauvages qui en ont fait leur petit royaume.

L’île de Miyakejima (Japon)

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Miyakejima est une île volcanique se trouvant dans l’archipel d’Izu, à environ 180 km au large de Tokyo. Ses paysages valent le détour, car elle regorge de forêts luxuriantes, de sources thermales et de plages sublimes idéales pour faire du snorkeling. Tout pourrait sembler parfait, à l’exception des secousses volcaniques et surtout des rejets de gaz toxiques réguliers qui rendent l’atmosphère de l’île irrespirable. En 2001, elle a même dû être évacuée en raison d’une violente éruption du mont Ōyama. Il a fallu attendre 2005 pour voir ses habitants revenir, mais ils sont, depuis, obligés de porter en permanence des masques à gaz.

L’île des Poupées (Mexique)

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L’île des Poupées est située dans la région marécageuse de Xochimilco, à 20 km au sud de Mexico. Dans les années 1950, un certain Don Julian Santana est venu s’installer en ermite sur l’île. Il était persuadé qu’une petite fille s’était noyée dans le canal et que son fantôme hantait toujours ces lieux. Pour apaiser l’esprit de la défunte, il s’est mis à collecter des milliers de vieilles poupées qu’il a ensuite accrochées un peu partout sur l’île. Don Juliana Santana est mort noyé en 2001, à l’endroit même où la fillette avait disparu. Cette légende noire a fait de ce mausolée à ciel ouvert l’une des attractions les plus macabres au monde. Les aventuriers en quête de frissons peuvent venir voir ces jouets d’enfant mutilés se décomposer au soleil, telle une œuvre d’art surréaliste empreinte de peur et de fétichisme. On dit que la nuit, les poupées peuvent bouger et parler entre elles.

L’île Fraser (Australie)

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Fraser est considérée comme la plus grande île de sable au monde. Niché à 200 km au nord de Brisbane, ce site du patrimoine mondial de l’UNESCO a pour décor des plages éblouissantes, des forêts humides, des dunes dorées de 240 mètres de haut, des mangroves et des lacs limpides. Elle a décidément tout pour plaire, sauf que le danger guette dans ses moindres recoins. Parmi les mésaventures potentielles : des attaques de dingos ou de requins, des piqûres de méduses, d’araignées à toile-entonnoirs ou des pythons et même des fractures en tentant de plonger dans les lacs du haut des dunes. Ajouté à cela des marées qui montent et descendent à la vitesse de l’éclair ainsi que des courants forts. Les secouristes dénombrent environ 40 à 50 appels d’urgence pendant la période estivale. C’est pourquoi il est recommandé de visiter l’île accompagné d’un guide, car malgré les risques, elle en vaut grandement le détour.

L’atoll de Bikini (Îles Marshall)

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Si le mot « bikini » est assimilé au soleil, à la mer et au sable chaud, l’atoll qui lui a donné son nom a une réputation moins joyeuse. Situé dans les îles Marshall, l’îlot a été le théâtre de 23 essais nucléaires menée par les États-Unis entre 1946 et 1958. Bien que les habitants aient été autorisés à retourner dans l’archipel en 1970, il suscite néanmoins toujours la défiance. Une recherche menée par l’Académie nationale des sciences américaines en 2016 a d’ailleurs démontré que le niveau de radiation à Bikini était toujours supérieur aux normes minimales de sécurité. Le lagon reste tout de même un site de plongée très apprécié pour explorer les épaves des navires de guerre ainsi que les récifs coralliens peuplés de requins.