20 endroits à visiter pour découvrir l’Iran, terre mystérieuse de légendes

Connaissez-vous bien l’Iran ? Vous le situez sur une carte mais n’avez qu’une vague idée des trésors que le pays abrite ? Mosquées richement décorées, sites archéologiques, villages traditionnels et déserts mystérieux sont les ambassadeurs d’un pays que vous n’oublierez pas. De Téhéran à Shiraz, en passant par Ispahan, explorez ce territoire méconnu en 20 sites captivants !

Le palais du Golestan, Téhéran

Pour voir le palais du Golestan, il faudra aller dans la partie la plus ancienne de Téhéran, capitale de l’Iran. L’ensemble architectural a connu d’innombrables aménagements, et ce jusqu’au XIXe siècle. Ses splendides et fastueux ornements en font l’un des sites les plus remarquables de la capitale. À l’intérieur de l’enceinte, on trouve, entres autres, les jardins, édens orientaux.

Le palais de Golestan en Iran
123rf / dbajurin

La tour Azadi, Téhéran

Le mémorial des rois, inauguré en 1971, compte parmi les constructions symboliques les plus récentes de Téhéran. Haute de 45 mètres, la tour cache un musée. Vous pourrez par ailleurs monter au sommet afin de jouir d’une vue sur la ville d’Iran. Quelques fontaines, semblant dérouler le tapis rouge à la tour, proposent une balade rafraîchissante.

La tour Azadi en Iran
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Nasir al-Mulk, Shiraz

C’est dans le sud de l’Iran qu’apparaît Shiraz ! Cette ville abrite l’un des trésors du pays : la mosquée Nasir al-Mulk. Il s’agit de l’un des édifices religieux les plus renommés au monde. Les rayons du soleil plongent la salle de prière dans un ballet de lumières, tel un kaléidoscope. Magique ! La mosquée chiite a été érigée à la fin du XIXe siècle.

La mosquée Nasir al-Mulk en Iran
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La citadelle de Karim Kahn, Shiraz

Le complexe fortifié porte le nom du souverain qui en demanda la construction au milieu du XVIIIe siècle. Les remparts en brique sont délimités par quatre tours rondes. Une seule porte permet l’entrée à la citadelle. Le nombre et le luxe des hammams, jardins, piscines, cours et salles reflétaient la puissance de Karim Khan. À l’origine, du marbre décorait même les murs.

La citadelle de Karim Kahn en Iran
123rf / dbajurin

La mosquée Vakil, Shiraz

Également commandée par Karim Khan, la mosquée Vakil a été bâtie à la même époque que la citadelle. Elle interpelle par sa singularité. Elle ne possède que deux iwans, porches, contrairement aux quatre traditionnels. De plus, elle étonne par la présence de la couleur rose dans sa décoration, qui était alors très peu répandue. Enfin, sa salle de prière nocturne est soutenue par 48 piliers sculptés en torsades.

La mosquée Vakil en Iran
123rf / Aliaksandr Mazurkevich

Sanctuaire Ali Ibn Hamza, Shiraz

Autre lieu à ne pas louper à Shiraz : le sanctuaire Ali Ibn Hamza. L’édifice actuel a été construit au XIXe siècle, les précédents ayant été démolis par des séismes. Le dôme est certainement l’élément auquel le sanctuaire doit sa réputation. Il est entièrement incrusté de brisures de miroirs. L’ensemble est éblouissant !

Le sanctuaire d'Ali Ibn Hamza en Iran
123rf / Konstantin Kalishko

La mosquée de Sheikh Lotfollah, Ispahan

« La moitié du monde », Ispahan, vous dévoile un passé millénaire. L’un de ses plus beaux atouts est la mosquée de Sheikh Lotfollah, bâtie dans les années 1600. La silhouette de son dôme se démarque dans le ciel avec ses 32 mètres de hauteur. La faïence est le matériau principal de la décoration du monument religieux. Si vous pouvez pénétrer, vous remarquez le jeu de lumière naturelle entre le couloir obscur et la salle de prière plus ensoleillée.

La mosquée Sheikh Lotfollah en Iran
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Persepolis

L’un des plus impressionnants sites archéologiques d’Iran et du monde est un passage obligé lors de vacances en Iran. Persepolis est l’antique cité bâtie par Darius Ier vers 500 av. J.-C. Le roi de l’empire perse fit de ce plateau un important ensemble architectural, dont les vestiges sont encore visibles. Ses successeurs ne cessèrent de rendre les lieux plus fastueux encore. Persepolis fut ravagée par Alexandre le Grand suite à sa victoire contre Darius III, puis restaurée par le gouverneur de la cité.

Persepolis en Iran
123rf / Leonid Andronov

Le complexe Amir Chakhmaq, Yazd

C’est sur la place Amir Chakhmaq, à Yazd, que l’on peut voir le complexe du même nom. On y trouve la mosquée, mais aussi des bains publics et, cela pourra surprendre, un bazar au sous-sol ! La façade est dessinée par des alcôves. Le meilleur moment pour la contempler est au coucher du soleil quand les rais caressent ces alcôves.

Le complexe Amir Chakhmaq en Iran
123rf / Konstantin Kalishko

La mosquée du vendredi, Yazd

On continue notre visite de Yazd par la mosquée du vendredi, destinées aux chiites. Sa fondation remonte au XIVe siècle. Deux minarets entourent l’iwan, le porche ; ils comptent parmi les plus hauts d’Iran avec leurs 57 mètres. La mosquée est finement décorée avec de la mosaïque en céramique, à l’extérieur et à l’intérieur.

La mosquée du vendredi en Iran
123rf / Leonid Andronov

Tours du silence

Dans les environs de Yazd, quelques constructions se fondent dans le paysage aride : les tours du silence. Ces dernières avaient un rôle funéraire dans le zoroastrisme, religion monothéiste répandue en Iran pendant l’Antiquité. Les corps des défunts étaient disposés dans cette tour sans toit pour que les vautour viennent les dévorer. Ces corps, considérés comme impurs, ne devaient toucher ni l’eau, ni le feu, ni la terre. Seul le roi avait droit à un tombeau.

Les tours du silence en Iran
123rf / Alexander Ludwig

Mosquée Agha Bozorg, Kashan

Au nord-ouest de l’Iran, Kashan est une oasis qui accueillit dès le XIe siècle les premières pierres de la forteresse. La ville séculaire est également dotée d’une magnifique mosquée datant du XIXe siècle. À l’instar de la mosquée du vendredi à Yazd, deux minarets s’élancent vers les nuages. Ce qu’on retiendra avant tout est son jardin aménagé à un niveau inférieur au centre de la cour.

La mosquée Agha Bozorg en Iran
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Le bazar de Kashan

Comme tout bazar d’Orient, il est facile de se perdre dans celui de Kashan. Mais c’est parce qu’on le veut bien. Les étoffes soyeuses, les épices enivrantes, les pâtisseries dorées, les cuirs travaillés… ne sont qu’enchantement. On laisse les sens vagabonder dans le labyrinthe. On s’arrêtera à l’intersection Timcheh-e Amin o Dowleh pour admirer le puits de lumière.

Le bazar de Kashan en Iran
123rf / NICOLA MESSANA

Abyaneh

Le village traditionnel d’Abyaneh se fond dans le décor tout d’ocre vêtu. Les maisons sont bâties avec des briques d’adobe, sorte d’argile. Un château permettait autrefois aux habitants de se réfugier en cas d’attaques. Une promenade dans Abyaneh permet d’aller à la rencontre des artisans qui réalisent de très beaux ouvrages.

Abyaneh en Iran
123rf / Apichart Surachartmathin

Tchoga Zanbil, la Vallée des Rois d’Iran

Le site archéologique de Tchoga Zanbil est une cité laissée inachevée suite à une attaque des Assyriens. Les débuts de sa construction remontent à 1250 av. J.-C ! L’objectif était alors de faire de Tchoga Zanbil la capitale religieuse du royaume d’Elam. Trois enceintes avaient pu être élevées, ainsi que la ziggourat. Magnifique témoignage de l’architecture mésopotamienne, elle est dotée de terrasses dont la dernière devait probablement accueillir le temple.

Tchoga Zanbil en Iran
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Kharanaq

Ville fantôme d’Iran, Kharanaq émergea du désert il y a environ 1 000 ans. Néanmoins, les archéologues placent une présence humaine sur le site il y a 4 000 années. Kharanaq fut abandonnée par ses habitants à cause du manque d’eau croissant. Les demeures et les différents édifices qui composent la ville s’écroulent petit à petit. Il faut donc vite se promener dans les rues ocre.

Kharanaq en Iran
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Le château Narin Qaleh

Dirigez-vous ensuite vers la ville de Meybod ! Le XIVe siècle marqua son âge d’or, époque de la dynastie Mozaffaride. Mais on estime l’édification de son château à il y a 2 000 ans. Fabriqué en briques de terre, il est très bien conservé. Il est d’ailleurs classé Patrimoine national. On peut relever la présence de quatre tours, d’épais murs et d’une salle souterraine, très certainement la prison.

Le château de Narin Qaleh en Iran
123rf / Maurizio Giovanni Bersanelli

L’île de Qeshm

La plus grande île du Golfe persique est loin d’être d’une île paradisiaque bordée de plages incroyables. Inspirante, elle pourrait parfaitement convenir au décor d’un film. On assiste à un contraste étonnant entre la mangrove de Hara et la Vallée des étoiles. Cette dernière s’étend sur pratiquement tout Qeshm. Ses airs de canyon sont dus au vent et à la pluie qui ont sculpté ces reliefs.

L'île de Qeshm en Iran
123rf / silverjohn

Naqsh-e Rostam

À 5 km de Persepolis, le site de Naqsh-e Rostam peut faire penser à la Vallée des Rois en Égypte. La falaise abrite les tombeaux de quatre rois, dont un seul est certifié : Darius Ier. Sur le flanc, autour des chambres funéraires, sont gravées de grandes croix avec les symboles royaux. Au pied de la montagne sacrée, on aperçoit le Cube de Zoroastre qui a survécu au temps. Le bâtiment aurait servi d’entrepôt pour les archives.

Naqsh-e Rostam en Iran
123rf / Leonid Andronov

Le désert des kaluts

Clôturons notre découverte de l’Iran par le désert des kaluts. Ce mot vient d’ailleurs d’Iran. Il s’agit de formations géologiques qui créent des passages étroits comme dans les canyons. Parfois, le kalut est une « simple » crête trônant au milieu du désert. Le spectacle est saisissant et unique ! Ici, vous verrez les plus impressionnants kaluts au monde, surpassant ceux d’Afrique.

Le désert des kaluts en Iran
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