Face au surtourisme, ces destinations vont durcir leurs mesures en 2024

Dubrovnik, Croatie

En réponse à la montée alarmante du surtourisme, plusieurs destinations européennes prisées annoncent un renforcement significatif de leurs mesures en 2024. Cette initiative vise à atténuer les effets néfastes du tourisme de masse sur les communautés locales et l’environnement.

Portofino, Italie

Les autorités locales adoptent une approche plus stricte pour décourager le tourisme de masse. Parmi les mesures récemment introduites, l’interdiction des selfies se distingue comme un moyen de contrôler l’afflux touristique. Cette réglementation, visant à réduire les nuisances et préserver l’authenticité des sites, s’accompagne de pénalités sévères. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 275 euros.

Portofino, Italie
Portofino, Italie

Athènes, Grèce

Dans le cadre de leurs efforts pour réduire le surtourisme, les autorités locales d’Athènes ont mis en œuvre une stratégie inhabituelle visant à décourager les visites excessives. Un nouveau système impose désormais aux touristes une attente obligatoire de plus de deux heures pour accéder à l’Acropole, l’un des sites les plus emblématiques de la ville.

L'Acropole d'Athènes, Grèce
L’Acropole d’Athènes, Grèce

Amsterdam, Pays-Bas

Avec une population ne dépassant pas le million, Amsterdam est confrontée à un afflux annuel de plus d’un million de touristes. Pour gérer cet excès, les autorités ont instauré des mesures restrictives, dont l’interdiction pour les bateaux de croisière d’accéder au port principal.

Cette action s’inscrit dans une vaste « campagne de découragement », visant à modérer le tourisme de masse. Parmi les autres dispositions, on note l’interdiction de consommer de la marijuana en extérieur dans le quartier rouge, reflétant les efforts de la ville pour préserver sa qualité de vie et son environnement.

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Amsterdam, Pays-Bas
Amsterdam, Pays-Bas

Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne

Confrontées à un surtourisme croissant, les autorités de cette commune d’Espagne prennent des mesures décisives. Elles envisagent l’instauration d’une taxe touristique spécifique, destinée à réguler le flux de visiteurs. Parallèlement, une stratégie est à l’étude pour décourager l’accès au centre historique de la ville, afin de préserver son intégrité. Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche plus large de gestion durable du tourisme, visant à équilibrer les bénéfices économiques avec la préservation du patrimoine culturel et la qualité de vie des résidents.

Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne
Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne

Venise, Italie

Selon un rapport récent mentionné par L’Express « la place Saint-Marc à Venise est tellement saturée de visiteurs que les ponts avoisinants sont souvent bloqués, même en semaine ». Pour faire face à cette situation, les autorités vénitiennes ont introduit un droit d’entrée spécifique. Parallèlement, Florence, soucieuse de préserver son centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, a décidé d’interdire les nouvelles locations privées de courte durée.

Venise, Italie
Venise, Italie

Dubrovnik, Croatie

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville médiévale de Dubrovnik, célèbre pour ses ruelles étroites, a fait face à une affluence touristique exceptionnelle. Dans ce contexte, l’UNESCO a imposé en 2017 l’instauration d’un numerus clausus pour préserver l’intégrité du site. En l’absence de telles mesures, Dubrovnik risquait de perdre son statut patrimonial. Répondant à cet ultimatum, la ville a depuis limité à 8 000 le nombre de visiteurs autorisés à y séjourner simultanément.

Dubrovnik, Croatie
Dubrovnik, Croatie

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