Les 15 plats les plus répugnants au monde

Par gustavine

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· Idée de voyage

Pour tous les voyageurs, l’une des meilleures manières de découvrir un pays est l’assiette. La cuisine, qui n’a pas de frontières, est en effet une invitation à l’évasion, car elle raconte toujours une histoire. Si vous pensiez avoir l’estomac solide, c’est toutefois le moment de reconsidérer la question, avec ce petit tour du monde des plats répugnants, comme des œufs pourris, des araignées frites, des chenilles braisées ou encore du cochon d’Inde frit. Comme le dit l’adage, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas – mais nécessite quand même de braves papilles !

1 – Le casu marzu ou fromage aux larves de mouche (Sardaigne)

Le casu marzu, qui signifie littéralement « fromage pourri » est un fromage de brebis infesté d’asticots vivants mesurant environ 8 mm, qui se meuvent dans une pâte coulante et crémeuse. Spécialité de la Sardaigne est, il est généralement consommé à la petite cuillère, accompagné d’un pane carasau, un pain sarde mince et croquant, et d’un verre de Cannonau, le vin rouge local. Déjà peu ragoûtant, le casu marzu est considéré comme le fromage le plus dangereux au monde selon le Livre Guinness des records.

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Son état de décomposition extrêmement avancé le rendrait toxique, et les larves seraient capables de rester vivantes dans l’organisme. Installées dans le tube digestif, elles pourraient causer des lésions intestinales, des myiases, des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des diarrhées. De plus, pour le déguster, il est conseillé de se prémunir de lunettes, car les vers sont capables sauter hors du fromage à une distance de 15 cm ! Pour toutes ces raisons, le casu marzu est interdit à la vente en Europe et aux États-Unis, et n’est trouvable qu’au marché noir à un prix exorbitant. Les gourmets les plus audacieux qui ont eu le plaisir d’y goûter ne comprennent pas, eux, pourquoi on en fait tout un fromage.

2 – L’ikizukuri ou poisson mort-vivant (Japon)

Non, nous n’avons pas affaire à un poisson-zombie, mais à une spécialité culinaire japonaise proche du sashimi. Le poisson, que le chef fait préalablement choisir au client dans un aquarium, est découpé vivant en filets, puis servi dans un plateau de glace, le cœur toujours battant.

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Si l’ikizukuri est incontestablement le plat de poisson le plus frais au monde, il est aussi le plus dérangeant. Les plus sensibles préféreront le manger les yeux fermés, afin d’éviter de voir la chair, la bouche et la queue se contracter au contact des baguettes.

3 – L’œuf de cent ans (Chine)

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’œuf de cent ans n’est pas centenaire. Cette mystérieuse préparation chinoise, appelée aussi pidan, consiste à conserver un œuf de canne ou de caille dans une pâte à base d’argile, de cendre, de chaux, de sel et de feuilles de thé pendant une quinzaine de jours. Ce mélange entraîne alors des réactions chimiques qui vont métamorphoser l’œuf, puisque le blanc va brunir, en devenant une gelée noirâtre, et le jaune, virer au vert foncé et dégager une forte odeur de soufre et d’ammoniac.

Des effluves peu appétissants qui ont poussé CNN à comparer, en 2011, les œufs de cent ans à des « œufs pondus par le diable ». Un avis que ne partagent bien évidemment pas les Chinois, qui trouvent plutôt un goût divin à cette spécialité onctueuse qu’ils dégustent généralement froide, avec une sauce au gingembre.

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4 – Le pénis de yack (Tibet, Népal)

Le pénis de yack est une gâterie très populaire au Tibet, plus connue sous le nom poétique de « Dragon dans la Flamme du Désir ». Il serait excellent pour la santé, car riche en protéines, vitamines, fer et phosphore.

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En manger régulièrement donnerait aux femmes une peau plus satinée, et permettrait aux hommes, sans surprise, d’augmenter leur virilité.

5 – Le sannakji ou le poulpe vivant (Corée du Sud)

Le sannakji est un plat traditionnel sud-coréen, qui consiste en un poulpe vivant découpé puis assaisonné avec de l’huile et des graines de sésame. Il arrive que ses tentacules continuent toutefois à frétiller, même dans l’assiette.

De ce fait, il est important de bien les croquer dès la première bouchée, puis de les mastiquer longuement, car ses ventouses risqueraient de s’accrocher aux lèvres, aux palais ou pire encore à œsophage, risquant ainsi de provoquer un étouffement fatal. On dénombre environ six décès par an, en Corée du Sud, liés à la consommation de sannakji.

6 – La tarentule frite (Cambodge)

La tarentule frite est une véritable institution au Cambodge. Cette collation serait originaire du village de Skun, situé à nord de Phnom Penh, la capitale du Cambodge. On raconte que dans les années 1970, alors que le pays était encore sous la domination des Khmers rouges, les habitants de la région auraient été si désespérément affamés qu’ils auraient commencé à manger des tarentules frites.

Un repas de survie qui est considéré aujourd’hui comme un véritable festin ! Ces grosses araignées velues sont assaisonnées d’ail, de sucre et de sel, puis plongées dans de l’huile bouillante jusqu’à ce que les pattes deviennent entièrement raides. Petite astuce, la partie la plus délicieuse serait l’abdomen, car il renferme les œufs et les excréments. La tarentule frite fait le bonheur des gourmets intrépides, qui comparent volontiers son goût à celui de la noisette.

7 – Le balut ou fœtus de canard (Philippines)

Le balut est un curieux amuse-gueule originaire des Philippines. Il s’agit d’un œuf de canard couvé pendant deux semaines, puis cuit à la vapeur. On obtient ainsi un œuf à la coque contenant un fœtus mort, avec une tête, un bec, des pattes, et des plumes bien visibles.

Très apprécié des Philippins, le bahut se mange à la tombée de la nuit accompagnée d’une bière fraîche, afin de se soustraire à la vision assez perturbante du cadavre de ce vilain petit canard. Riche en protéines, le bahut est également considéré comme un puissant aphrodisiaque. On comprend mieux la ferveur gourmande qu’il suscite.

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8 – Les escamoles (Mexique)

Les escamoles sont des larves de fourmis extraites des racines de l’agave. Considérées comme un plat délicat et raffiné au Mexique, elles sont parfois surnommées « le caviar d’insectes ». Leur succès ne date d’ailleurs pas d’hier, puisqu’elles faisaient déjà partie des mets de choix à la table des empereurs aztèques, comme l’attestent certains écrits anciens.

Elles sont habituellement servies en tacos, enveloppées dans des tortillas de maïs. Les épicuriens qui y ont succombé décrivent sa saveur comme un mélange de beurre, de fromage cottage et de noisettes. Et raison de plus pour y goûter, les escamoles auraient le pouvoir de faire vivre cent ans !

9 – Le cochon d’Inde (Colombie, Pérou, Bolivie, Équateur)

Très populaire dans la région des Andes, le cochon d’Inde, ou « cuy », est le mets des grandes occasions comme les mariages et les anniversaires. Il y est d’ailleurs élevé comme un animal de ferme à part entière, afin d’être mangé. Les cobayes étaient déjà consommés par les autochtones pendant l’ère précolombienne, et ce n’est qu’à l’arrivée des Espagnols qu’ils sont devenus des animaux domestiques.

On imagine que les conquistadors, conquis, les ont trouvés trop mignons pour finir dans leur assiette. La viande de cuy est riche en protéines, et contient moins de cholestérol que le bœuf ou le porc. Il est souvent préparé grillé, rôti, frit ou fumé, et les gastronomes qui se sont aventurés à y goûter comparent souvent sa saveur à celle du poulet.

10 – Le haggis (Écosse)

Incontournable en Écosse, le haggis consiste en une panse de brebis bouillie, farcie du foie, du cœur et des poumons d’un mouton. Ces abats sont préalablement cuits et hachés, puis mélangés à de la farine d’avoine et du suif de bœuf, et enfin, assaisonnés d’oignons, de poivre de Cayenne et d’herbes aromatiques.

Il faut savoir que la dégustation du haggis fait partie intégrante des rituels du Burns Night, célébrée le 25 janvier de chaque année, en hommage à Robert Burns. Le poète écossais a en effet immortalisé ce plat à travers son poème Adress to a Haggis. Le haggis est présenté habituellement accompagné de navets (neeps) et d’une purée de pomme de terre (tatties). Il se marie parfaitement avec un verre de whisky écossais – une autre icône nationale !

11 – Le madora ou ver mopane (Afrique australe)

La seule évocation du madora, la chenille du papillon Gonimbrasia belina, fait saliver en Afrique australe. Il est souvent appelé ver mopane, car il se nourrit des feuilles du mopane. Les madoras sont habituellement préparés en grillades, en ragoût, ou frits avec des tomates et des oignons.

Très nutritifs, ils contiennent trois fois plus de protéines que la viande de bœuf ! Cela explique pourquoi les populations des brousses au Zambie ou au Namibie sont dotées d’une santé de fer.

12 – Le þorramatur (Islande)

Le þorramatur est une spécialité typique de l’Islande, préparé lors de la fête traditionnelle d’Þorrablót, dédiée au dieu Thor (Þórr). Cette célébration se déroule chaque année pendant l’ancien mois nordique de þorri, entre mi-janvier et mi-février. Le þorramatur est un plat particulièrement copieux, et semble réservé aux estomacs les plus courageux. Il est composé d’une tête de mouton, de testicules de bélier, de boudin noir, de saucisse de foie, d’ailerons de requin faisandés, de morue séchée, d’agneau fumé, de nageoires de phoques, de lard de baleine, de fromage de tête et de pain de seigle.

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Il est souvent servi sur une auge en bois, accompagné d’une purée de pommes de terre ou de rutabagas bouillis. Si le þorramatur vous donne envie de prendre la poudre d’escampette, c’est pourtant un bon point de départ pour découvrir la culture islandaise. Le Þorrablót est, en effet, l’une des rares traditions de l’île qui subsistent encore aujourd’hui.

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13- Le lutefisk (Norvège)

Après les Vikings, voici une nouvelle terreur venue de Norvège ! Le lutefisk est un plat traditionnel consistant en une viande de morue séchée, puis trempée dans de la lessive (oui oui, vous avez bien lu) pendant plusieurs semaines afin de la rendre plus souple. Elle est ensuite rincée abondamment à l’eau claire afin d’enlever les substances chimiques, puis bouillie. Pour masquer le goût cendré de la lessive, le lutefisk est toujours servi accompagné de beurre fondue.

Cette préparation n’est plus autant consommée de nos jours en Scandinavie, mais il est très populaire dans le Minnesota et le Winsconsin, aux États-Unis, perpétuée par les immigrants norvégiens Quoiqu’il en soit, le lutefisk reste une nourriture effrayante, en raison de sa toxicité. Même le critique alimentaire américain Jeffrey Steingarten, pourtant connu comme l’homme qui a tout mangé, s’en méfie. Il a déclaré dans le journal norvégien Dagbladet que ce « n’est pas une nourriture, c’est une arme de destruction massive. Je suis assez ouvert, je mange volontiers des vers et des insectes, mais je tire un trait sur le lutefisk. »

14 – Le kiviak (Groenland)

Le kiviak est une nourriture spécifique aux Inuits, à base de pingouins ou de mouettes – environ 500 – que l’on fourre avec pattes, plumes et bec badigeonnés de graisse dans le corps évidé d’un phoque. La peau de l’animal est ensuite recousue, puis enterrée et obturée par un gros tas de pierre afin de filtrer l’air au maximum. Les oiseaux sont conservés entre 3 et 18 mois dans la carcasse, afin d’obtenir une bonne fermentation. La graisse va notamment contribuer à rendre la viande très tendre.

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Une fois déterrés, ils sont en général consommés crus au cours de l’hiver, à l’occasion des fêtes familiales. Les liquides putrides découlant des intestins sont bus avec délectation, ou utilisés comme sauce pour d’autres aliments. Leur saveur serait similaire au natto, ou à un fromage corsé particulièrement nauséabond. Bien que le kiviak puisse rebuter les estomacs sensibles, cette délicatesse du Groenland est pourtant un moyen de survie important, quand les hivers sont tellement rudes que la chasse devient pratiquement impossible.

15 – Les witchetty grubs (Australie)

Le « witchetty grub » désigne la larve du cossus gâte-bois, un grand papillon de nuit pouvant atteindre 8 cm d’envergure. Pendant des siècles, cette grosse chenille a été le principal régime alimentaire des peuples aborigènes en Australie.

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Elle est consommée vivante, crue ou légèrement grillée au charbon de bois. Les amateurs de cuisine sans frontières assimilent son goût à celui des œufs brouillés et du pop-corn. Elle contient beaucoup de protéines, ce qui en fait une mignardise très nutritive.

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